Les troisièmes à Péronne sur les traces de la première guerre mondiale.

par M. Boisseau

Le matin et l’après-midi du mardi 1 er avril 2025, tous les élèves de troisième du collège sont partis sur les traces des combats de la première guerre mondiale, qui a fini il y a un peu plus de cent ans.

Après l’avoir étudié en cours, cette sortie est l’occasion de réactiver les connaissances et de les inscrire concrètement dans les territoires et les objets qui ont façonné la vie et la mort lors de la première guerre mondiale : 9 millions de soldats morts et 20 millions de blessés et de mutilés.

La journée des élèves se partage en deux temps :

  • la visite de l’Historial de Péronne
  • la visite du circuit du souvenir

L’Historial

Sur une demi-journée, les élèves visitent L’Historial de la Grande Guerre à Péronne.

Otto Dix est un peintre allemand. Dans le musée, des gravures de ce peintre sont présentées.

Il a lui-même combattu. Il reste marqué, comme beaucoup de survivants, par l’horreur des batailles. Ses dessins expriment son traumatisme et dénoncent cette violence de masse.

Aujourd’hui encore, des milliers d’objets, d’obus, de corps sont retrouvés, même 100 ans après et témoignent du conflit, de cette guerre qui devait être la dernière. La "der des der".

Pause déjeuner :

2ème temps fort : le circuit du souvenir

Sur les champs de bataille, au niveau des tranchées, des trous d’obus.
100 ans après les combats, le territoire du front est encore marqué par les stigmates des combats. Le sol garde l’empreinte des obus qui sont tombés par millions de tonnes.
De part et d’autre, les cimetières militaires rappellent les victimes de la violence de masse qui s’est abattue sur les combattants.

Les élèves ont parcouru une partie du circuit du souvenir, à la rencontre du passé.
Direction, en bus, la Somme où s’est déroulée la bataille de la Somme, du premier juillet 1916 à novembre 1916.
Face aux Allemands, des Anglais essentiellement mais aussi des Hommes venus de tout l’empire britannique.
Le bilan en est terrible avec plus de 440 000 morts ou disparus.
La seule première journée de cette bataille a causé la perte de près de 20 000 hommes.



**Le Mémorial de Thiepval

Il est dédié aux armées franco-britanniques et aux soldats britanniques disparus pendant la bataille de la Somme.
De nombreux corps n’ont pas été retrouvés : les combats ont fait de nombreux disparus.
Il mesure 45 mètres de haut.

Y sont gravés les noms de plus de 72 000 soldats britanniques et sud-africains disparus sur les champs de bataille de la Somme de juillet 1915 à mars 1918
De nombreuses familles viennent encore aujourd’hui rendre hommage à un de leurs ancêtres disparu lors de cette bataille de la Somme.
Au pied du mémorial, le cimetière militaire franco-britannique.

Au delà des chiffres vus en cours, cela permet de se rendre compte des conséquences.



**La Boisselle

Autre étape du circuit du souvenir : le trou de mine de la Boisselle.

Le cratère reste béant aujourd’hui : un diamètre de plus de 90 mètres.

Il fait une profondeur de 22 mètres. Il était auparavant plus profond mais il s’est partiellement comblé.
Le coquelicot, symbole britannique des combats, est devenu le symbole de la bataille de la Somme, du sang versé.

27 tonnes d’explosifs ont été placées dans une mine : un tunnel creusé sous les tranchées ennemies que l’on fait ensuite exploser pour les détruire.
L’explosion a lieu le 1er juillet 1916 à 7 heures 28. C’est le signal du début de la bataille de la Somme.

**Beaumont-Hamel : le mémorial Terre-neuvien

Les vestiges des tranchées
Les tranchées n’étaient jamais droites : si un obus tombe dedans, ses dégâts sont limités par le coude que forme la tranchée.

Fin du voyage mais non… pas pour un car !!!


Sortie & Article : Mme Amira.
Accompagnateurs et accompagnatrices : Mesdames Prudhomme, Soulard-le-Bihan, Utter-Ferrage, Legendre, Usai, Guérin, Messieurs Fritsch, Gomri, Nemsi, Huynh, Benkhelifa, Chapman, Zubeli